• Accueil


Edito - octobre 2011

Le décès de Steve Jobs le 5 octobre dernier a occasionné une couverture médiatique digne d’un chef d’Etat. Fondateur d’Apple et qualifié de génie du marketing, certains articles de presse ont ensuite limité l’engouement en révélant quelques pratiques autoritaires et des conditions de travail dégradées dans les unités de production du groupe. Sept jours plus tard décédait, à l’âge de 70 ans, Dennis Ritchie, un programmeur dont les travaux ont permis l’évolution de l’informatique moderne. Il est notamment l’un des créateurs d’Unix, l’un des premiers systèmes d’exploitation, et également le co-créateur du langage de programmation C, dont la simplicité et la portabilité ont permis le développement rapide de programmes utilisables sur des machines différentes. Contrairement à Steve Jobs, auquel on peut reconnaître une vision éclairée des besoins d’un marché en expansion, Dennis Ritchie était un réel inventeur de génie, un homme de recherche et d’intuition. Or son décès n’a fait l’objet que d’une très discrète couverture médiatique. Signe des temps ? le marché, le marketing auraient-il pris le pas sur la recherche, l’inventivité, la science ? Le fait est que l’un était une des plus grosses fortunes du monde, l’autre pas. Et au CEA, où en sommes nous ? Ne sommes nous pas non plus happer par cette spirale ? Sur quoi sommes nous évalués ? Sur la qualité de notre recherche et de nos découvertes ou sur notre capacité à trouver des financements ?


CoGiTon N°9
PDF - 127.7 ko
calle